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Periscope : l’outil de streaming live le plus en vue

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Grâce aux nouvelles applications, un micro et un smartphone suffisent pour transmettre des images en direct. Parmi elles, Periscope connaît un succès fulgurant. Pour le meilleur et pour le pire.

L’évolution des techniques de transmission d’images en direct

Développée par les Américains Kayvon Beykpour et Joe Bernstein, Periscope est une application pour smartphones permettant de retransmettre en direct ce qui est en train d’être filmé. Très simple d’utilisation, il suffit d’être connecté via Twitter ou par un numéro de téléphone pour diffuser des images du monde entier. Les utilisateurs, inscrits ou non, peuvent alors visualiser le contenu sur une plate-forme pendant les 24 heures suivant la fin de l’enregistrement.

La start-up Periscope, rachetée par Twitter en mars 2015, permet aux spectateurs d’interagir sur l’écran et de discuter avec le reporter en postant des commentaires qui apparaissent directement sur la vidéo. Mais cette dernière n’est pas la seule application de ce type, Meerkat propose les mêmes services, et Snapchat permet aussi de poster des vidéos quasiment en direct. A présent, Google travaille sur une nouvelle application de vidéo en direct nommée Youtube Connect, et Facebook entreprend des mises à jour son outil de vidéo en direct.

Un mécanisme de communication moderne mais source de polémique

Lors du salon de l’agriculture 2015, France 3 Normandie a voulu innover en postant son premier direct sur Facebook. Désireux de tester les nouveaux outils de communication et de moderniser les pratiques, la chaîne a testé Periscope. L’équipe, armée d’un simple smartphone, s’est baladée dans les allées du salon, allant au-devant des agriculteurs et traquant les personnalités politiques en visite.

Mais si Periscope est un véritable mode de discussion avec les citoyens, la vidéo diffusée est hors de contrôle et n’est donc pas protégée d’éventuels abus contenus dans les commentaires ou dans la prise de parole des individus filmés. Et cela pose des problèmes ! Car les internautes peuvent ajouter des commentaires pendant toute la durée du direct. Le diffuseur peut toutefois filtrer certains commentaires qui pourraient être abusifs ou injurieux. Cette fonctionnalité a son utilité, mais le reporter peut vite se retrouver dépassé par un nombre importants de remarques impertinentes. Un utilisateur s’était par exemple exprimé sur l’âge d’une journaliste de France 3 en commentant « t’es vieille ». Ces remarques ont malheureusement tendance à perturber l’information.

Le président de la République victime de Periscope

periscopeAutre exemple : une rencontre de François Hollande avec les salariés du site ShowRoom Privé a été diffusée en direct sur les réseaux sociaux par son équipe. Une multitude de commentaires injurieux « Il parle pour rien », « Faut qu’Hollande se casse »… sont apparus alors sur la vidéo au vu et au su de tous les « periscopeurs ». Le président de la République victime de l’application, la Web Community manager de l’Elysée a décidé de bloquer certains utilisateurs et assuré que lors de la prochaine sortie présidentielle, le mode de discussion sera limité au nombre d’internautes ‘abonnés’, au risque que le système apparaisse un peu moins démocratique.

Serge Aurier dérape et fait la pub de l’application

Si en début d’année, certains ne connaissaient pas encore Periscope, l’affaire Serge Aurier a su les éclairer. En effet, le 13 février 2016, le joueur du PSG utilise l’application et s’attaque à plusieurs reprises à son entraîneur Laurent Blanc et ses collègues lors d’une vidéo diffusée en direct. Rapidement, cette séquence a fait le buzz sur Internet et est devenue, pour un temps, une des vidéos les plus commentées sur Twitter. Les journaux en font leur Une, les radios en parlent…Une faute pour le joueur mais un gros coup de pub pour l’application qui, avec cette affaire, a connu un regain de popularité.

Le mouvement « Nuit debout » assure sa promotion

Les militants du mouvement « Nuit debout » l’auront bien compris, la transmission d’images en direct des images les plus intimes des événements a un impact important. Aux antipodes des chaînes d’information en continu, très standardisées, le direct brut de Periscope frappe fort.

Rémy Buisine, un community manager de 25 ans, a réussi à réunir des dizaines de milliers d’internautes, suivant en direct les débats nocturnes du mouvement installé place de la République. Selon Twitter, cet unique Periscope a réuni la nuit du 6 avril deux fois plus de spectateurs que BFM TV. Il s’agit donc d’une véritable mutation des médias à l’ère du numérique. Ce mode d’expression se rapproche quelque peu du côté radio libre, permettant à chacun de monter sa propre chaîne. Les retransmissions en direct via ces nouveaux médias pourraient ainsi, à terme, marginaliser les chaînes de télévision.

Si Periscope est un formidable outil d’information et de communication, qui permet de diffuser des vidéos brutes, sans montage ni découpage, et d’entrer ainsi au cœur de l’actualité elle a aussi ses mauvais côtés. La liberté a son prix ! Débordements verbaux, commentaires insultants… un système d’abonnements aux différentes chaînes permettrait peut-être de bloquer ces trolls et de limiter cette affluence de commentaires abusifs.

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