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Koch Media, discret géant européen du jeu vidéo

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L’entreprise allemande distribue dans toute l’Europe d’une part des blockbusters, mais aussi des jeux réservés à des marchés de niche. Editeur de ses propres productions, Koch Media a décidé de se développer en s’attaquant au jeu sur mobile.

Société méconnue des joueurs, Koch Media a pourtant permis à nombre de jeux vidéo de voir le jour sur le Vieux Continent. « Ce n’est pas notre but d’être célèbre chez les gamers », explique Klemens Kundratitz en souriant. Le PDG de Koch Media ne cache pas son bonheur devant le succès de son entreprise, qui fête ses vingt ans cet été. Avec 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, la société dont le siège se situe à Munich est devenu le premier distributeur de jeux vidéo en Europe. M. Kundratitz raconte que son entreprise a bâti au fil des années des relations de confiance avec certains acteurs majeurs du secteur, comme Sega ou Square-Enix, qui sont rassurés de travailler avec une société indépendante sans antécédent de difficultés financières.

Des marchés de niche locaux

Koch Media s’occupe de la commercialisation et de la promotion en Europe des plus grands blockbusters mondiaux, à l’image de Tomb Raider (produit au Canada) ou de Final Fantasy XIII (Japon). Mais la société allemande étudie aussi les spécificités de chaque pays afin d’y importer certains jeux destinés à des publics de passionnés, moins nombreux mais d’autant plus enthousiastes. Par exemple, Klemens Kundratitz raconte que l’Allemagne a de manière générale un intérêt pour les jeux de stratégie et d’aventure, tandis que les italiens adorent les jeux de course et que les Français sont sensibles aux productions japonaises et à la « culture manga ».

Ces caractéristiques locales rebutent souvent les grands distributeurs, qui ne veulent pas prendre le risque financier de sortir un jeu pour un seul pays. Mais de son côté Koch Media n’hésite pas à se lancer dans ces marchés de niche locaux, peu nombreux mais fidèles. Ce grand écart entre petits titres vendus à quelques milliers d’exemplaires et blockbusters mondiaux est indispensable à la société allemande pour garder un chiffre d’affaires stable. En effet, « entre chaque Tomb Raider, il peut se passer trois à cinq ans ! », rappelle Klemens Kundratitz.

Rachat de la saga Saints Row

En plus de son activité de distribution, Koch Media publie ses propres productions sous le label Deep Silver. A l’origine destiné au marché allemand, Deep Silver a rapidement pris une ampleur mondiale avec le jeu d’action Dead Island. La bande-annonce du titre, sorti en 2011, a fait le buzz sur Internet, ce qui a valu au jeu une publicité internationale. Le succès de ce jeu a marqué un tournant pour Koch Media, qui a pu passer à la vitesse supérieure. Mise en confiance, la société allemande rachète en 2013 pour 30 millions de dollars les studios de l’éditeur américain en faillite THQ. Koch Media fait alors main basse sur une licence adorée des gamers du monde entier : Saints Row. Pour le PDG de Koch Media, cela a démontré une capacité à aller au-delà d’un seul succès, et à bâtir un portefeuille de jeux maison.

Active sur consoles et PC, la société souhaite désormais s’étendre au marché du jeu mobile. La cible ? Les joueurs passionnés, prêts à se plonger une dizaine d’heures dans le même titre. En décembre 2013, Koch Media fait l’acquisition du studio allemand FishLabs, et vise des licences sur mobile ou tablette. Klemens Kundratitz aborde cette nouvelle aventure avec confiance : « Nous avons vingt ans, mais ce n’est que le début de notre histoire. »

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  1. Damien Touls
    Sep 03, 2014 - 09:00 PM

    On a vu dernièrement avec « l’affaire » De Caunes à quel point ce marché pouvait compter.

    Reply

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