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La Fédération indépendante du made in France a officialisé sa création jeudi 3 septembre

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La fédération indépendante du Made in France (FIMIF) a officialisé sa création lors d’une conférence de presse le jeudi 3 Septembre à Paris. Objectif : devenir « le Greenpeace du made in France » ! Une belle et ambitieuse mission à mener !

fimifLancée à l’initiative d’un groupe d’entrepreneurs, la FIMIF se déclare indépendante des pouvoirs publics et des partis politiques. Elle veut répondre à l’expression d’un souhait de regroupement au sein d’une même structure de l’ensemble des acteurs du made in France : les producteurs, les investisseurs, les distributeurs, les consommateurs et tous les intermédiaires de sensibilisation, d’information et de commercialisation. La FIMIF se veut aussi un groupe de pression lanceur d’alertes voulant mener des actions communes pour faire bouger et avancer les choses sur la thématique du made in France.

Ses membres fondateurs sont Amandine Hesse, présidente, Maxime Balsat, trésorier, Vincent Berionni, secrétaire général et webmaster, Mathieu Decroix, porte-parole (fabricants) et enfin Charles Huet, Porte-parole (études & consommateurs).

La FIMIF s’est fixée 3 objectifs. Tout d’abord proposer des événements, des rencontres, des outils et documents vis à vis des entreprises et entrepreneurs du made in France afin qu’ils puissent partager leur expérience. Puis établir des partenariats avec les médias et le grand public en proposant du contenu (études, enquêtes, sondages…) expliquant les enjeux du « Made in France ». La FIMIF veut également proposer une organisation militante aux consommateurs engagés pour qu’ils puissent promouvoir le « fabriqué en France » auprès de la population française.

La FIMIF : des actions en direction des entreprises et producteurs made in France

En partant du constat que les entreprises du made in France n’ont pas de lieux de rencontre réguliers, trop d’entreprises n’échangeant qu’avec les acteurs de leur propre secteur, la FIMIF souhaite accompagner les entrepreneurs soucieux de produire français.

Ceci passe par la mise à disposition d’une plateforme numérique d’échanges, une aide pour trouver des fournisseurs locaux, et la mise en relation avec des développeurs, webdesigners et agences de communication. D’ailleurs une conférence de « partage d’expériences » sera organisée chaque trimestre.

Plus d’une centaine d’entreprises fabricants de produits made in France soutiennent d’ores et déjà la FIMIF. Face aux entrepreneurs présents à la conférence de presse, Charles Huet a précisé les règles du jeu : « nous ne sommes pas un label …nous demandons aux entreprises adhérentes d’avoir au moins un produit estampillé Made in France, mais être adhérent à la FIMIF ne doit pas être un outil de communication. » Et de rajouter « Le made in France a déjà de multiples labels, des organisations régionales, un salon, des annuaires… mais pas de lieu pour rassembler les producteurs français tous secteurs confondus, ni d’organisme militant. »

Des actions en direction des médias et du grand public

En partant du constat qu’aujourd’hui le made in France est d’abord un enjeu d’information et de sensibilisation pour lequel les médias ont un rôle essentiel à jouer, la FIMIF se propose de publier régulièrement du contenu inédit sur le made in France (impact emplois et environnemental, comportement des consommateurs, prix, offre, etc.) pour pouvoir faire pression sur les acteurs politiques et économiques.

Lors de son lancement en juillet 2014, la FIMIF a publié une première étude sur l’origine des produits dérivés vendus dans les boutiques des partis politiques français, reprise par de nombreux médias et qui a révélé que la plupart ne sont pas fabriqués dans l’Hexagone. Suite à cette action, certains partis, dont le Parti socialiste et Les Républicains, ont changé de fournisseurs. La prochaine étude qui sortira le 6 novembre, mesurera l’impact sur l’emploi d’un jean fabriqué en France.

« On veut être le Greenpeace du made in France »

En partant du constat qu’aujourd’hui une large majorité des Français souhaite privilégier les produits fabriqués en France, la FIMIF se propose de réunir les consommateurs militants (qu’elle désigne sous le nom « consomm’acteurs ») et d’organiser leur mobilisation et leur activisme afin de peser de manière décisive sur les choix de localisation de la production (kit d’action, mobilisations, manifestations, campagnes web, pétitions, etc.).

Une première initiative de la FIMIF a été le lancement d’un manuel des bons réflexes du « consomm’acteur » made in France sous la forme d’une liste de 16 réflexes simples à appliquer pour agir concrètement au quotidien.

Un cahier des charges bien rempli et ambitieux…voire un vrai combat ! D’ailleurs Charles Huet a lancé cette formule imagée « On veut être le Greenpeace du made in France ». Rien que ça !

En attendant, le prochain rendez-vous pour l’association sera la première rencontre de partage d’expériences professionnelles qui se déroulera le vendredi 6 novembre 2015 à Paris au soir de la première journée de MIF Expo, le salon du made in France.

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  1. L'Atelier d'Eve
    Sep 23, 2015 - 06:53

    Bonjour
    Très belle initiative. Comment peut on adhérer à cette association ?
    En effet, je suis artisane modiste modéliste, installée à Bourges. La plus part de mes textiles et accessoires proviennent d’artisans ou d’industriel français.
    Cordialement.
    Evelyne Leblet

    Tel. :06 81 50 79 47

    Reply
  2. Fanny Plaisance
    Sep 23, 2015 - 11:01

    Une initiative bienvenue. Dans un monde de guerre économique, il faut défendre la production locale pour assurer des débouchées en France.

    Reply

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