En 2025, les machines à pince célèbrent leurs 60 ans d’existence. Longtemps associées aux fêtes foraines, aux salles d’arcade ou aux halls de cinéma, ces jeux d’apparence anodine se sont imposés comme un micro-business particulièrement rentable. Leur succès repose sur une équation simple : des coûts fixes limités, des dépenses d’exploitation faibles et un fort potentiel de répétition du jeu.
À l’achat, une machine à pince coûte en moyenne entre 2 000 et 6 000 euros. Les dépenses courantes sont réduites : consommation électrique modérée, maintenance ponctuelle et renouvellement des lots, souvent achetés en gros à bas prix, généralement inférieurs à un euro par unité. Le modèle économique est conçu pour que la valeur du lot reste largement inférieure au montant total des mises cumulées nécessaires pour l’obtenir.
Un jeu d’enfant, une mécanique économique redoutable
Dans un emplacement à forte fréquentation, une machine à pince peut générer entre 200 et 1 000 euros de chiffre d’affaires par mois, voire davantage dans les zones touristiques ou les centres commerciaux très fréquentés. Les marges sont élevées, ce qui permet, dans de bonnes conditions, d’amortir l’investissement initial en quelques mois seulement. La rentabilité dépend principalement du flux de clients, du type de lots proposés et du réglage de la difficulté.
Le choix de l’emplacement est déterminant. Les machines à pince performent particulièrement bien dans les lieux de passage et d’attente : centres commerciaux, cinémas, bowlings, fast-foods, gares, stations touristiques ou aires d’autoroute. Elles bénéficient d’un public large, familial ou impulsif, et d’un temps d’exposition suffisamment long pour déclencher l’acte de jeu.
Obligations fiscales et taxes en France
En France, l’exploitation d’une machine à pince entre dans le cadre d’une activité commerciale, ce qui implique plusieurs taxes et cotisations obligatoires. L’exploitant doit s’immatriculer, tenir une comptabilité, et déclarer ses revenus pour le calcul de l’impôt sur le bénéfice (impôt sur le revenu pour une micro-entreprise ou impôt sur les sociétés pour une structure plus avancée). Il doit aussi s’acquitter de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur le chiffre d’affaires généré par les jeux, généralement au taux normal de 20 % si l’activité ne relève pas d’un régime spécifique.
La présence d’une machine à pince sur un site public ou commercial peut également entraîner des redevances ou frais de droit de place, souvent négociés avec le propriétaire des locaux ou l’exploitant du centre (loyers, pourcentage du chiffre d’affaires, etc.). S’ajoutent enfin les cotisations sociales si l’activité est exercée en nom propre ou si une structure emploie du personnel. Au total, ces charges réduisent la marge nette mais restent généralement maitrisables dans un modèle à faible coût de structure.
Un modèle simple et adaptable
Souvent exploitées via un partage de revenus entre l’exploitant et le propriétaire du lieu, les machines à pince présentent un avantage clé : elles nécessitent peu de main-d’œuvre et une gestion minimale. Certaines enseignes choisissent même de les multiplier sur de petites surfaces, optimisant ainsi leur rentabilité au mètre carré.
À 60 ans, la machine à pince reste un exemple emblématique d’un business discret mais efficace, capable de s’adapter aux évolutions des lieux de consommation et de conserver une rentabilité attractive dans un environnement économique pourtant de plus en plus contraint.

Photos : lemde.fr – rosselcdn.net

















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