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Incubateurs et accélérateurs : une émulation entrepreneuriale

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On a souvent tendance à croire que monter une start-up est une simple formalité, que l’on peut partir de rien et que le simple fait d’avoir une idée révolutionnaire suffit à faire décoller une entreprise. Monter une entreprise implique une parfaite maîtrise des questions juridiques, marketing, comptables ou autres. Mais pas de panique, les incubateurs et accélérateurs d’entreprise sont là pour vous épauler. Incubateurs et accélérateurs d’entreprises : mode d’emploi !

Un incubateur d’entreprise est une structure qui permet, comme son nom l’indique, de donner naissance à une entreprise dans des conditions optimales. Les créateurs d’entreprises y ont accès à une assistance technique, des formations, des aides financières (pour déposer un brevet par exemple), et des conseils (juridiques, stratégiques, budgétaires). La plupart des incubateurs donnent également accès à des espaces de coworking permettant de partager son espace de travail avec d’autres professionnels innovants, sans pour autant ruiner son entreprise naissante en location de bureaux. Ce mode de travail favorise la mise en réseau et le partage de compétences.

L’accélérateur vient en deuxième phase. Il s’agit également d’aider une start-up à décoller contre une participation à son capital. Il se différencie cependant de l’incubateur en ce sens que son investissement est plutôt financier. Travaillant principalement avec des entreprises high tech, il fournit une aide essentiellement technique et financière pour développer un projet déjà existant, notamment sous forme de subvention ou de capital risque.

Des incubateurs pour tous et partout

Il existe une grande variété d’incubateurs et d’accélérateurs. Certaines structures sont publiques, financées par les collectivités locales ou l’Etat, et ont pour but de promouvoir l’innovation et de favoriser localement l’activité économique.

D’autres structures sont privées, à but lucratif ou non, et sont financées par les entreprises qu’elles aident, soit par des cotisations, soit par une participation dans le capital.

La plupart des incubateurs français se situent à Paris, mais certaines structures voient le jour en province. C’est le cas par exemple d’Idénergie à Laval, de BoostInLyon, de Dojoboost qui a une antenne à Calais, ou encore du parisien « Le Camping », incubateur historique de la capitale, créateur du premier accélérateur français, et qui a étendu ses activités à Toulouse.

Les incubateurs se différencient par les services qu’ils proposent (bureaux, formations, types d’accompagnement), leurs modes de financement (participation dans le capital, cotisations, aides publiques), leur sélectivité (souvent liée au mode de financement) et les types de projets soutenus. Certains incubateurs comme le camping sont ouverts à de nombreux domaines, tandis que d’autres sont spécialisés par secteur (médias, service, logiciel) ou par état d’avancement du projet, de la « simple » idée à l’entreprise déjà en activité.

Du Camping à la salle Freyssinet, un concept de plus en plus concurrentiel

Comme pour toute bonne idée, le marché des incubateurs est de plus en plus concurrentiel. Face à l’annonce de la création du plus gros incubateur au monde à la Halle Freyssinet à Paris, les structures traditionnelles tremblent. D’autant plus que le projet, censé accueillir dès 2016 environ 1000 start-ups dans un espace de 30000 m2, est soutenu par la mairie de Paris, et cofinancé par la Caisse des Dépôts et Xavier Niel, une valeur sûre pour les nouveaux chefs d’entreprises.

Si un projet d’envergure tel que la Halle Freyssinet est un atout certain pour le rayonnement de Paris, qui se veut la nouvelle capitale du numérique, il s’agit également d’une concurrence forte face à des structures plus petites, telles que le pionnier « Le Camping », créé par l’association d’entrepreneurs Silicon Sentier (maintenant appelée NUMA). Malgré le soutien qu’elle reçoit de Google, qui octroie à chaque nouveau « campeur » une bourse de 4500 euros, l’accélérateur parisien a dû faire appel au financement participatif pour financer son développement et son changement de locaux.

Ces structures vivent de la réussite des entreprises qu’elles aident et prennent donc de gros risques dans le choix des projets qui seront suivis. Une concurrence accrue et une confiance plus grande pour de grosses structures stables telles que le projet Freyssinet pourraient pousser Le Camping et d’autres incubateurs à revoir leur sélectivité à la baisse, à incuber des start-ups moins sûres et prendre plus de risques pour survivre. A moins que les entrepreneurs ne préfèrent l’accompagnement personnalisé et l’entraide presque familiale de petites structures privées à échelle humaine.

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  1. Florent Dubois
    Déc 19, 2014 - 11:28

    Un panorama complet du mode d’emploi des incubateurs. Très instructifs pour les créateurs de start-up, un domaine de plus en plus concurrentiel.

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